Publiée 12 juin 2026
Thèse /
Orange SA
Châtillon, Île-de-France 92320, France
CDI
Date de publication : Apr 21, 2026, 6:18PM
Votre rôle est d'effectuer un travail de thèse sur: " Repenser les enjeux de la formalisation des entreprises en Afrique à l'ère du numérique ".
En Afrique subsaharienne, près de 90 % de l'emploi est informel, et la majorité des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) évoluent dans l'économie informelle [1]. Si la formalisation est souvent présentée comme un levier de développement économique, les politiques de formalisation ont montré leurs limites [2; 3] et n'ont pas réussi à fondamentalement changer les pratiques entrepreneuriales. Les services numériques sont largement adoptés par les MPME [4; 5], ce qui interroge leur rôle potentiel dans les stratégies de formalisation et le positionnement des opérateurs télécoms, dans un domaine traditionnellement régalien. Au-delà de la connectivité, ces acteurs proposent désormais des services financiers (mobile money, crédit digital), développent des solutions pour les MPME et les gouvernements, et génèrent des données massives sur les comportements économiques des micro-entreprises.
La thèse proposée amène à repenser la question de la formalisation des MPME à l'ère du numérique selon trois axes complémentaires : 1) les effets des services numériques sur les pratiques et trajectoires de formalisation des MPME; 2) la recomposition de l'écosystème de la formalisation et la légitimité des opérateurs télécoms à y intervenir aux côtés des acteurs publics et privés; 3) les tensions entre logiques commerciales, objectifs de développement et souveraineté numérique, et les conditions d'émergence d'une valeur partagée entre entrepreneurs, opérateurs et pouvoirs publics. La thèse pourra privilégier l'un de ces axes comme entrée principale, tout en dialoguant avec les autres dimensions, selon le profil du candidat retenu.
L'objectif de la thèseest triple :
1. Analyser empiriquement les effets des services numériques d'opérateurs télécoms sur les pratiques et trajectoires de formalisation, à partir d'une étude de cas approfondie qui sera mise en perspective avec d'autres contextes africains.
2. Examiner le rôle et la légitimité des opérateurs dans la gouvernance de la formalisation.
3. Eclairer les enjeux stratégiques et de responsabilité associés au rôle des opérateurs comme Orange dans ces écosystèmes.
Les verrous à lever
Sur le plan théorique, il s'agira de dépasser les dichotomies État/marché et formel/informel pour conceptualiser les hybridations à l'œuvre, et examiner la légitimité des acteurs privés. Sur le plan empirique, le défi consistera à documenter les pratiques effectives dans leur complexité et leurs ambivalences, au-delà des discours promotionnels ou critiques. Sur le plan méthodologique, le doctorant devra articuler de manière cohérente différentes approches disciplinaires et méthodes, et développer une réflexivité méthodologique permettant de concilier posture critique et collaboration industrielle dans le cadre CIFRE.
Profil ouvert
Le sujet étant à l'intersection de plusieurs disciplines (économie du développement, sciences politiques, sociologie, géographie, anthropologie, etc.), les candidatures issues de parcours disciplinaires variés sont les bienvenues. Le projet de recherche sera coconstruit avec le ou la candidat(e) retenu(e) pour valoriser au mieux son parcours et ses compétences spécifiques.
Compétences (scientifiques et techniques) et qualités personnelles exigées par le poste
- Excellentes capacités rédactionnelles en français et en anglais.
- Maîtrise des méthodologies de recherche qualitative (entretiens, observations, analyse documentaire) et connaissance de logiciels d'analyse qualitative.
- Compétences en analyse quantitative et statistique (économétrie, analyse de données). Maîtrise d'outils d'analyse de données (R, Python, Stata).
- Capacité à articuler différentes approches méthodologiques (méthodes mixtes), et goût pour les approches multidisciplinaires.
- Connaissance et fort intérêt pour le sujet de l'informalité et/ou des enjeux numériques.
- Autonomie.
- Rigueur méthodologique.
- Esprit d'analyse critique.
- Capacité à travailler avec différents acteurs et à communiquer avec des publics variés (académique, opérationnels, institutionnels).
- Aptitude au travail de terrain, capacité d'adaptation.
- Sens de l'éthique de la recherche.
- Curiosité intellectuelle et ouverture d'esprit.
Formation demandée(master, diplôme d'ingénieur, doctorat, domaine scientifique et technique ...)
Master 2 (ou équivalent) :
- Économie du développement (privilégié)
- Sciences politiques (privilégié)
- Sociologie,Géographie, Anthropologie, Études du développement.
Expériences souhaitées
- Stage de recherche en sciences sociales
- Expérience de terrain en Afrique subsaharienne (recherche, ONG, entreprise)
- Participation à des projets de recherche
- Rédaction d'un mémoire de recherche
Références
[1] ILO, Kiaka A. & Leung V. (2020). The Transition from the informalto the formal economy in Africa.Global Employment Policy Review, Background Paper, 2.
[2] Bruhn, M., & McKenzie, D. (2014). Entry regulation and the formalization of microenterprises in developing countries.The World Bank Research Observer,29(2), 186-201.
[3] Ulyssea, G. (2020). Informality: Causes and consequences for development.Annual Review of Economics,12(1), 525-546.
[4] GSMA (2019) State of the Mobile Industry Report on mobile money. GSMA
[5] Berrou, J.-P., Combarnous, F., Eekhout, T. et Mellet, K. (2020). Mon mobile, mon marché Usages du téléphone mobile et performances économiques dans le secteur informel dakarois. Réseaux, 219(1), 105-142.
Cette thèse sera la première à analyser le rôle des opérateurs télécoms dans la formalisation des entreprises en Afrique, comblant une lacune de la littérature. Elle pose des questions épistémologiques stimulantes sur la production de connaissances critiques en contexte de collaboration industrielle.
La thèse propose d'analyser de manière équilibrée les opportunités et les risques des services numériques pour la formalisation : d'un côté, leur potentiel pour faciliter l'accès aux services financiers et réduire les coûts de formalisation ; de l'autre, les enjeux d'extractivisme de données, de dépendance technologique et de concentration du pouvoir économique.
- Accès privilégié au terrain, aux données d'Orange.
- Co-construction avec les équipes opérationnelles garantissant la pertinence business et un impact direct des travaux sur les réflexions stratégiques d'Orange.
- Encadrement Orange et académique avec une expertise sur les sujets du numérique, de l'informel, de l'entrepreneuriat.
- Approche disciplinaire et méthodologique mixte.
- Développement d'un réseau professionnel riche (académique, entreprise, institutions).
La rémunération brute proposée est comprise entre 37 et 40 k€. A cela s'ajoutent un plan d'épargne entreprise et retraite, l'intéressement, la participation, une couverture santé et prévoyance, des réductions sur les offres et produits d'Orange ainsi que les activités sociales et culturelles proposées par le comité d'entreprise.
L'ambition de la Division Innovation est de porter plus loin l'innovation d'Orange et de renforcer son leadership technologique, en mobilisant nos capacités de recherche pour nourrir une innovation responsable au service de l'humain, éclairer les choix stratégiques du Groupe à long terme et influencer l'écosystème digital mondial.
Nous formons les expertes et les experts des technologies d'aujourd'hui et de demain, et veillons à une amélioration continue de la performance de nos services et de notre efficacité. La division Innovation rassemble, dans le monde, 6000 salariés dédiés à la recherche et l'innovation dont 740 chercheurs. Porteurs d'une vision globale avec une grande diversité de profils (chercheurs, ingénieurs, designers, développeurs, data scientists, sociologues, graphistes, marketeurs, experts en cybersécurité...), les femmes et les hommes de Innovation sont à l'écoute et au service des pays, des régions et des business units pour faire d'Orange un opérateur multiservices de confiance.
Au sein d'Orange Innovation, vous serez intégré(e) dans une équipe du département de recherche en sciences sociales SENSE (Sociology and Economics of Networks and Services). SENSE réunit des expertises en sociologie, ergonomie, économie et data science. Nos chercheurs étudient les transformations numériques et leurs impacts sur les individus, les organisations et la société, en combinant plusieurs approches disciplinaires et méthodologiques.
Chez Orange, seules vos compétences comptent.
Quel que soit votre âge, genre, origine, parcours, religion, orientation sexuelle, handicap, neuroatypie, ou apparence, nous encourageons activement la diversité au sein de nos équipes, car elle constitue une force pour le collectif et un vecteur d'innovation.
Orange est une entreprise handi-accueillante : n'hésitez pas à nous faire part de vos besoins spécifiques.
Votre rôle est d'effectuer un travail de thèse sur: " Repenser les enjeux de la formalisation des entreprises en Afrique à l'ère du numérique ".
En Afrique subsaharienne, près de 90 % de l'emploi est informel, et la majorité des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) évoluent dans l'économie informelle [1]. Si la formalisation est souvent présentée comme un levier de développement économique, les politiques de formalisation ont montré leurs limites [2; 3] et n'ont pas réussi à fondamentalement changer les pratiques entrepreneuriales. Les services numériques sont largement adoptés par les MPME [4; 5], ce qui interroge leur rôle potentiel dans les stratégies de formalisation et le positionnement des opérateurs télécoms, dans un domaine traditionnellement régalien. Au-delà de la connectivité, ces acteurs proposent désormais des services financiers (mobile money, crédit digital), développent des solutions pour les MPME et les gouvernements, et génèrent des données massives sur les comportements économiques des micro-entreprises.
La thèse proposée amène à repenser la question de la formalisation des MPME à l'ère du numérique selon trois axes complémentaires : 1) les effets des services numériques sur les pratiques et trajectoires de formalisation des MPME; 2) la recomposition de l'écosystème de la formalisation et la légitimité des opérateurs télécoms à y intervenir aux côtés des acteurs publics et privés; 3) les tensions entre logiques commerciales, objectifs de développement et souveraineté numérique, et les conditions d'émergence d'une valeur partagée entre entrepreneurs, opérateurs et pouvoirs publics. La thèse pourra privilégier l'un de ces axes comme entrée principale, tout en dialoguant avec les autres dimensions, selon le profil du candidat retenu.
L'objectif de la thèseest triple :
1. Analyser empiriquement les effets des services numériques d'opérateurs télécoms sur les pratiques et trajectoires de formalisation, à partir d'une étude de cas approfondie qui sera mise en perspective avec d'autres contextes africains.
2. Examiner le rôle et la légitimité des opérateurs dans la gouvernance de la formalisation.
3. Eclairer les enjeux stratégiques et de responsabilité associés au rôle des opérateurs comme Orange dans ces écosystèmes.
Les verrous à lever
Sur le plan théorique, il s'agira de dépasser les dichotomies État/marché et formel/informel pour conceptualiser les hybridations à l'œuvre, et examiner la légitimité des acteurs privés. Sur le plan empirique, le défi consistera à documenter les pratiques effectives dans leur complexité et leurs ambivalences, au-delà des discours promotionnels ou critiques. Sur le plan méthodologique, le doctorant devra articuler de manière cohérente différentes approches disciplinaires et méthodes, et développer une réflexivité méthodologique permettant de concilier posture critique et collaboration industrielle dans le cadre CIFRE.
Profil ouvert
Le sujet étant à l'intersection de plusieurs disciplines (économie du développement, sciences politiques, sociologie, géographie, anthropologie, etc.), les candidatures issues de parcours disciplinaires variés sont les bienvenues. Le projet de recherche sera coconstruit avec le ou la candidat(e) retenu(e) pour valoriser au mieux son parcours et ses compétences spécifiques.
Compétences (scientifiques et techniques) et qualités personnelles exigées par le poste
- Excellentes capacités rédactionnelles en français et en anglais.
- Maîtrise des méthodologies de recherche qualitative (entretiens, observations, analyse documentaire) et connaissance de logiciels d'analyse qualitative.
- Compétences en analyse quantitative et statistique (économétrie, analyse de données). Maîtrise d'outils d'analyse de données (R, Python, Stata).
- Capacité à articuler différentes approches méthodologiques (méthodes mixtes), et goût pour les approches multidisciplinaires.
- Connaissance et fort intérêt pour le sujet de l'informalité et/ou des enjeux numériques.
- Autonomie.
- Rigueur méthodologique.
- Esprit d'analyse critique.
- Capacité à travailler avec différents acteurs et à communiquer avec des publics variés (académique, opérationnels, institutionnels).
- Aptitude au travail de terrain, capacité d'adaptation.
- Sens de l'éthique de la recherche.
- Curiosité intellectuelle et ouverture d'esprit.
Formation demandée(master, diplôme d'ingénieur, doctorat, domaine scientifique et technique ...)
Master 2 (ou équivalent) :
- Économie du développement (privilégié)
- Sciences politiques (privilégié)
- Sociologie,Géographie, Anthropologie, Études du développement.
Expériences souhaitées
- Stage de recherche en sciences sociales
- Expérience de terrain en Afrique subsaharienne (recherche, ONG, entreprise)
- Participation à des projets de recherche
- Rédaction d'un mémoire de recherche
Références
[1] ILO, Kiaka A. & Leung V. (2020). The Transition from the informalto the formal economy in Africa.Global Employment Policy Review, Background Paper, 2.
[2] Bruhn, M., & McKenzie, D. (2014). Entry regulation and the formalization of microenterprises in developing countries.The World Bank Research Observer,29(2), 186-201.
[3] Ulyssea, G. (2020). Informality: Causes and consequences for development.Annual Review of Economics,12(1), 525-546.
[4] GSMA (2019) State of the Mobile Industry Report on mobile money. GSMA
[5] Berrou, J.-P., Combarnous, F., Eekhout, T. et Mellet, K. (2020). Mon mobile, mon marché Usages du téléphone mobile et performances économiques dans le secteur informel dakarois. Réseaux, 219(1), 105-142.
Cette thèse sera la première à analyser le rôle des opérateurs télécoms dans la formalisation des entreprises en Afrique, comblant une lacune de la littérature. Elle pose des questions épistémologiques stimulantes sur la production de connaissances critiques en contexte de collaboration industrielle.
La thèse propose d'analyser de manière équilibrée les opportunités et les risques des services numériques pour la formalisation : d'un côté, leur potentiel pour faciliter l'accès aux services financiers et réduire les coûts de formalisation ; de l'autre, les enjeux d'extractivisme de données, de dépendance technologique et de concentration du pouvoir économique.
- Accès privilégié au terrain, aux données d'Orange.
- Co-construction avec les équipes opérationnelles garantissant la pertinence business et un impact direct des travaux sur les réflexions stratégiques d'Orange.
- Encadrement Orange et académique avec une expertise sur les sujets du numérique, de l'informel, de l'entrepreneuriat.
- Approche disciplinaire et méthodologique mixte.
- Développement d'un réseau professionnel riche (académique, entreprise, institutions).
La rémunération brute proposée est comprise entre 37 et 40 k€. A cela s'ajoutent un plan d'épargne entreprise et retraite, l'intéressement, la participation, une couverture santé et prévoyance, des réductions sur les offres et produits d'Orange ainsi que les activités sociales et culturelles proposées par le comité d'entreprise.
L'ambition de la Division Innovation est de porter plus loin l'innovation d'Orange et de renforcer son leadership technologique, en mobilisant nos capacités de recherche pour nourrir une innovation responsable au service de l'humain, éclairer les choix stratégiques du Groupe à long terme et influencer l'écosystème digital mondial.
Nous formons les expertes et les experts des technologies d'aujourd'hui et de demain, et veillons à une amélioration continue de la performance de nos services et de notre efficacité. La division Innovation rassemble, dans le monde, 6000 salariés dédiés à la recherche et l'innovation dont 740 chercheurs. Porteurs d'une vision globale avec une grande diversité de profils (chercheurs, ingénieurs, designers, développeurs, data scientists, sociologues, graphistes, marketeurs, experts en cybersécurité...), les femmes et les hommes de Innovation sont à l'écoute et au service des pays, des régions et des business units pour faire d'Orange un opérateur multiservices de confiance.
Au sein d'Orange Innovation, vous serez intégré(e) dans une équipe du département de recherche en sciences sociales SENSE (Sociology and Economics of Networks and Services). SENSE réunit des expertises en sociologie, ergonomie, économie et data science. Nos chercheurs étudient les transformations numériques et leurs impacts sur les individus, les organisations et la société, en combinant plusieurs approches disciplinaires et méthodologiques.
Chez Orange, seules vos compétences comptent.
Quel que soit votre âge, genre, origine, parcours, religion, orientation sexuelle, handicap, neuroatypie, ou apparence, nous encourageons activement la diversité au sein de nos équipes, car elle constitue une force pour le collectif et un vecteur d'innovation.
Orange est une entreprise handi-accueillante : n'hésitez pas à nous faire part de vos besoins spécifiques.